Le Sénat inscrit à son ordre du jour du 3 juin 2026, à partir de 16h30, l'examen en séance publique du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 (texte de commission n° 667, 2025-2026). La commission compétente a adopté une version du texte portant l'effort financier supplémentaire de 36 à 50 milliards d'euros sur la période. Le budget total de défense sur 2024-2030 atteindrait ainsi 450 milliards d'euros selon les chiffres de la commission sénatoriale. La séance s'inscrit dans une semaine réservée par priorité au Gouvernement.
Sources : Sénat, ordre du jour du 3 juin 2026 (senat.fr) et rapport de commission n° 666 (2025-2026) ; Public Sénat. Liens en fin d'article.
Le projet de loi a été déposé le 8 avril 2026 et examiné par l'Assemblée nationale selon la procédure accélérée. L'Assemblée nationale avait inscrit ce texte à son ordre du jour le 5 mai 2026 et poursuivi son examen en séance publique jusqu'à adoption en première lecture. Le texte issu de l'Assemblée prévoyait un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros.
La commission sénatoriale compétente a ensuite déposé son rapport (n° 666, 2025-2026) et un texte de commission (n° 667) le 27 mai 2026. Dans ce texte, la commission a relevé l'effort supplémentaire de 36 à 50 milliards d'euros, soit une augmentation de 14 milliards d'euros par rapport au projet gouvernemental. C'est sur la base de ce texte de commission que le Sénat ouvre son examen en séance publique à partir du 2 juin, avec la suite prévue le 3 juin.
Le rapport de commission sénatorial identifie plusieurs axes d'effort dans le texte qu'il a adopté :
Ces chiffres correspondent à la position de la commission. Le texte final issu de la navette parlementaire pourra différer selon l'issue des débats en séance publique et l'éventuelle commission mixte paritaire.
La programmation militaire fixe une trajectoire pluriannuelle qui engage les finances publiques au-delà du quinquennat suivant. Elle peut alimenter le débat présidentiel sur les priorités budgétaires, les capacités industrielles de défense, la place de la France dans les alliances, la dissuasion nucléaire et la souveraineté. Les chiffres en jeu (450 milliards sur 7 ans) représentent l'un des plus importants engagements de dépenses publiques présentés au Parlement avant l'échéance de 2027. Ce contexte rejoint également les données budgétaires documentées dans le projet de loi de programmation des finances publiques 2026-2031, présenté en Conseil des ministres le 27 mai 2026, et l'avis du Haut Conseil des finances publiques qui en a évalué les trajectoires.
L'examen sénatorial ne préjuge pas des positions que les candidats à l'élection présidentielle 2027 défendront sur ces sujets. Il constitue un repère institutionnel factuel : le cadre des dépenses militaires est en cours de définition législative à moins d'un an du scrutin.