Le 22 juillet 2026, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a présenté en Conseil des ministres un projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique. À quelques mois de l'ouverture de la campagne présidentielle 2027, ce texte vise à renforcer les moyens de l'État pour protéger le processus électoral face aux tentatives d'ingérence extérieure.
Sources : Assemblée nationale ; aefinfo.fr ; LCP. Liens en fin d'article.
Le projet de loi prévoit la création d'une commission indépendante chargée de la détection, de la caractérisation et, le cas échéant, de l'information du public concernant les menaces ou les cas avérés d'ingérence étrangère dans un contexte électoral. Cette instance agira indépendamment de toute autorité, avec pour mission de rendre publiques les situations d'ingérence identifiées.
Le texte, composé de trois articles, prévoit un triplement des sanctions pénales applicables à la diffusion de fausses informations dans un contexte électoral. Il étend par ailleurs les procédures judiciaires de retrait des contenus concernés à l'ensemble des élections politiques, alors que ces dispositifs étaient jusqu'ici plus limités dans leur champ d'application.
Le Conseil d'État a rendu un avis sur ce projet de loi, qui doit encore suivre son parcours parlementaire à l'Assemblée nationale puis au Sénat avant une éventuelle adoption définitive.
La protection du processus démocratique contre les ingérences extérieures constitue un enjeu institutionnel transversal, qui concerne l'ensemble des candidats et des formations politiques, quelle que soit leur sensibilité. Cet article se limite à exposer le contenu et le calendrier de ce projet de loi, sans appréciation sur les candidats ou les partis susceptibles d'être visés par de telles tentatives d'ingérence.