Le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au plus tard le 6 octobre 2026 sur le bureau de l'Assemblée nationale, après sa présentation en Conseil des ministres prévue le 30 septembre. Son examen parlementaire, qui s'étendra jusqu'à fin décembre 2026, se tiendra dans un contexte de dette publique élevée et précédera immédiatement l'ouverture de la campagne présidentielle 2027. La trajectoire des finances publiques figure ainsi parmi les sujets susceptibles de structurer le débat électoral.
Sources : legiwatch.fr ; aefinfo.fr ; clubpatrimoine.com. Liens en fin d'article.
Selon le calendrier prévisionnel, la première partie du projet de loi de finances, consacrée aux recettes, sera examinée en commission des finances la semaine du 5 octobre, puis en séance publique à l'Assemblée nationale la semaine du 12 octobre, avec un vote solennel prévu le 20 octobre. Le texte sera ensuite transmis au Sénat pour examen en novembre et décembre, avant une éventuelle commission mixte paritaire en cas de désaccord entre les deux chambres, puis une lecture définitive à l'Assemblée. La loi de finances pour 2027 devrait être promulguée avant le 31 décembre 2026.
Le gouvernement maintient pour objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026, avant un retour sous la barre des 3 % en 2029. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) anticipait en avril 2026 une diminution progressive du déficit sur 2026 et 2027. D'autres institutions, comme la Fondation IFRAP, estiment que le déficit pourrait rester supérieur aux prévisions gouvernementales si le cadre budgétaire reste inchangé. Ces écarts de prévisions, habituels d'un institut à l'autre, tiennent aux hypothèses économiques retenues par chacun.
Le débat budgétaire de l'automne 2026 se déroule dans les semaines précédant immédiatement l'ouverture de la période de collecte des parrainages, prévue en janvier-février 2027. La trajectoire des finances publiques, les arbitrages sur les dépenses et les recettes, ainsi que les désaccords éventuels entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur le texte, pourraient ainsi influer sur le climat politique et économique dans lequel s'ouvrira la campagne présidentielle. Cet article se limite à exposer le calendrier institutionnel et les chiffres publiés par les différentes institutions, sans prendre position sur les orientations budgétaires ni sur les candidats.