Lors d'un point presse tenu le vendredi 11 septembre 2026, le ministre de l'Économie et des Finances a présenté une actualisation du scénario macroéconomique du gouvernement. La prévision de croissance pour 2026 est ramenée à 0,5 pour cent et le déficit public dépassera le seuil de 5 pour cent du produit intérieur brut, à trois semaines du dépôt du budget 2027.
Sources : Journal du Net ; Echos Plus ; Planet. Liens en fin d'article.
La prévision de croissance retenue par le gouvernement pour l'année en cours est abaissée à 0,5 pour cent, contre 1 pour cent espéré en début d'année. Il s'agit de la troisième révision à la baisse en six mois, après des ajustements successifs à 0,9 pour cent en avril, puis 0,7 pour cent en juin.
Le ministre a indiqué que le déficit public ne serait pas contenu sous le seuil de 5 pour cent du PIB cette année. Selon les chiffrages rapportés, il s'établirait plutôt autour de 5,2 à 5,3 pour cent. Pour limiter la dégradation des comptes, Bercy a annoncé 500 millions d'euros d'économies supplémentaires sur l'exercice en cours.
L'actualisation s'appuie sur un ralentissement de la consommation et de l'investissement. Le pouvoir d'achat reculerait de 0,4 pour cent et l'investissement des entreprises de 0,3 pour cent cette année. L'inflation s'établirait en moyenne à 2,1 pour cent en 2026, avec un pic possible à 2,9 pour cent en décembre.
Cette actualisation intervient à trois semaines du dépôt du projet de loi de finances pour 2027, attendu à l'Assemblée nationale le 30 septembre. Les documents budgétaires publiés jusqu'ici retenaient un objectif de déficit d'environ 4,9 pour cent du PIB pour 2027, à partir d'un point de départ désormais plus dégradé pour 2026.
Les hypothèses macroéconomiques conditionnent le cadrage du dernier budget examiné avant l'élection présidentielle du printemps 2027. Cet article se limite à rapporter les chiffres annoncés et leur évolution, sans appréciation sur la politique budgétaire conduite ni sur les positions des acteurs politiques.