Le renouvellement partiel du Sénat du dimanche 27 septembre 2026 a redistribué 178 des 348 sièges de la chambre haute. Ce scrutin, marqué par l'entrée du Rassemblement national et de La France insoumise au Sénat, laisse la majorité sénatoriale de droite et du centre en tête, dans un paysage par ailleurs marqué par une relative stabilité pour la gauche parlementaire.
Sources : Public Sénat, franceinfo, site officiel des sénatoriales 2026. Liens en fin d'article.
Le 27 septembre 2026, les grands électeurs de 63 départements et de la circonscription des Français établis hors de France ont désigné les titulaires de 178 sièges, sur les 348 que compte le Sénat. Il s'agit de la série 2 du renouvellement triennal de la chambre haute, la série 1 devant être renouvelée à son tour en 2029.
Comme pour chaque scrutin sénatorial, la participation a été quasi totale : le vote est de fait obligatoire pour les grands électeurs, une amende de 100 euros étant prévue par le code électoral en cas d'abstention sans motif légitime. Environ 162 000 grands électeurs étaient appelés aux urnes pour l'ensemble du renouvellement.
Le fait marquant de ce scrutin est la constitution, pour la première fois de son histoire, d'un groupe parlementaire du Rassemblement national au Sénat. Selon Public Sénat, le parti a fait élire 11 nouveaux sénateurs le soir du scrutin, portant à 14 le nombre total de ses sièges à la chambre haute, un seuil suffisant pour former un groupe. En intégrant ses alliés de l'Union des droites pour la République (UDR) d'Éric Ciotti, la formation revendique un total de 15 sièges.
Marine Le Pen a qualifié ce résultat de « victoire historique » pour son parti, selon des propos rapportés par la presse.
Dix ans après sa création, La France insoumise a obtenu ses premiers élus à la chambre haute. Selon franceinfo, Gabriel Amard a notamment été élu sénateur du Rhône sous cette étiquette. Le groupe écologiste, qui a par ailleurs perdu 3 sièges par rapport à sa position précédente, a annoncé l'accueil d'un allié insoumis en son sein.
La majorité sénatoriale, dominée par Les Républicains et les groupes centristes, demeure la première force politique du Sénat à l'issue de ce renouvellement, dans une situation décrite comme stable mais marquée par un léger effritement. Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), avait annoncé sa candidature à sa propre succession le 23 septembre ; il a été réélu sénateur des Yvelines.
Le Parti socialiste conserve son rang de deuxième groupe de la chambre haute avec 64 élus au total, une situation stable par rapport à la précédente configuration. Le groupe communiste (CRCE-Kanaky) conserve l'intégralité de ses 18 sièges, les quatre sénateurs sortants du groupe ayant tous été réélus.
Le mandat des sénateurs élus ou réélus le 27 septembre débute le 1er octobre 2026. Le Sénat dans son ensemble sera reconstitué environ deux semaines après le scrutin, une étape qui inclut l'élection du président de la chambre haute ainsi que le renouvellement de son bureau. Gérard Larcher, dont la candidature à sa propre succession comme sénateur a été validée par les électeurs, est en position de se représenter à la présidence lors de cette échéance, sans que le résultat de ce vote ne soit acquis avant qu'il n'ait formellement lieu.
Ce renouvellement sénatorial s'inscrit dans le calendrier institutionnel qui précède l'élection présidentielle de 2027, sans en préjuger l'issue. Cet article se limite à rapporter les résultats et déclarations rendus publics à l'issue du scrutin, sans appréciation sur les formations politiques ni pronostic sur la présidentielle à venir.