Le gouvernement a transmis ce 17 avril à la Commission européenne son programme de stabilité pour la période 2026-2030. Ce document, requis annuellement par le Pacte de stabilité et de croissance, fixe la trajectoire budgétaire de la France pour les quatre prochaines années, dont la totalité du mandat du futur président élu en 2027.
La France affiche un déficit public de 5,4 % du PIB en 2026, conformément aux prévisions inscrites dans la loi de finances initiale. Le programme de stabilité prévoit une réduction progressive : 4,6 % en 2027, 3,8 % en 2028, puis 2,9 % en 2029, date à laquelle la France passerait enfin sous le seuil européen des 3 %.
Déficit public 2026 : 5,4 % du PIB. Retour sous les 3 % visé pour 2029. Dette : 113,2 % du PIB en 2026 (Programme de stabilité, ministère de l'Économie, avril 2026)
La dette publique française atteindrait 113,2 % du PIB fin 2026, en légère hausse par rapport à 2025. La trajectoire présentée à Bruxelles table sur une stabilisation à partir de 2027 puis une amorce de décrue. Le programme intègre un gel des dépenses de fonctionnement de l'État et une révision de certaines niches fiscales dont le calendrier sera précisé à l'automne dans le cadre du projet de loi de finances 2027.
La transmission de ce programme intervient à moins d'un an du scrutin présidentiel. Les projections budgétaires encadrent directement les marges de manœuvre dont disposera le prochain gouvernement issu de l'élection d'avril 2027. La Commission européenne devrait rendre son avis sur ce programme d'ici la fin du mois de mai 2026, dans le cadre du Semestre européen.
La question des finances publiques s'annonce comme l'un des axes centraux du débat présidentiel : les comptes de campagne des candidats seront eux-mêmes contrôlés par la CNCCFP dans un contexte où les plafonds de dépenses s'appliquent à toutes les formations. L'enquête Cevipof publiée le 15 avril montrait déjà que le pouvoir d'achat constitue la deuxième priorité de vote des Français (66 %), derrière la santé.
Sources : Ministère de l'Économie et des Finances, Commission européenne
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